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Quand la victime se retrouve accusée

Certains clients agressifs n’hésitent pas à renverser les rôles, en accusant le personnel des trains de mauvais comportement. Un contrôleur a été innocenté suite à un tel cas, avec le soutien de la protection juridique SEV.

Attaqué physiquement par un passager sans billet valable, Robert a eu en plus la mauvaise surprise de découvrir que le client avait porté plainte contre lui.

Les contrôleuses et contrôleurs sont malheureusement toujours autant attaqués par les voyageurs, verbalement ou même physiquement. Cela arrive surtout quand ceux-ci n’ont pas de titre de transport, ou un titre non valable, et qu’on leur demande des explications. Il n’est pas rare que l’auteur contre attaque en portant plainte à son tour.

Le SEV s’inquiète avec raison de la sécurité du personnel des trains, étant donné les suppléments massifs annoncés par les CFF pour l’achat d’un billet dans le train.

En septembre de l’année passée, un accompagnateur de train des CFF, appelons-le Robert, a voulu voir le titre de transport d’un client. Il est apparu que celui-ci n’avait pas de billet pour le trajet en question. Comme Robert lui explique la situation et ses suites, le client pète les plombs et s’en prend physiquement au contrôleur.

Malgré l’attaque, Robert réussi à noter le numéro d’abonnement personnel du client récalcitrant ainsi que le nom et l’adresse d’un témoin. Robert doit ensuite arrêter son travail avant l’heure et consulter un médecin. Heureusement, sa blessure s’avère peu grave et ne mène à aucun arrêt de travail supplémentaire.

L’agresseur contre-attaque

Un mois après, Robert, respectivement les CFF, dénoncent le cas. En janvier de cette année, Robert fait face à une surprise : il est convoqué par la police pour une audition, sous le motif qu’un client l’aurait dénoncé pour voies de fait en septembre de l’année passé. Robert contacte immédiatement le service de protection juridique du SEV et demande son soutien.

Après réception de la demande à la protection juridique professionnelle, le SEV octroie au collègue un avocat conseil. Celui-ci prend aussitôt contact avec Robert, le rencontre pour une discussion et l’informe judicieusement sur comment se comporter face aux questions de la police. L’interrogatoire à la police a lieu en février de cette année et se déroule sans problème grâce à cette bonne préparation.

La manoeuvre du client échoue

La balle est maintenant dans le camp du ministère public, qui mène une confrontation en mars. Suite à cette confrontation, le client retire sa plainte contre Robert. En mai le ministère public classe l’affaire sans suites, mais sans pour autant attribuer au contrôleur injustement accusé de dépens, c’est-à-dire de dédommagements pour frais de justice. Ceux-ci se montent à 1000 francs pour les frais d’avocat et le soutien prodigué, et restent donc à la charge du SEV.

Un dédommagement suffisant pour SEV a été la réaction extrêmement positive de Robert, que nous citons : « C’est de vous que j’ai reçu le soutien que j’aurais attendu du service juridique des CFF. Merci ! »

L'équipe de la protection juridique

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