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Saisie du temps de travail à CFF Infra Maintenance : un vrai chaos – la lutte continue

Calcul systématiquement faux

Il y a eu début 2015 toute une série de problèmes et d’erreurs dans la saisie du temps de travail chez Infra Maintenance. Si les problèmes les plus importants sont à présent résolus, des divergences subsistent entre le SEV et la direction de CFF Infrastructure au sujet des heures supplémentaires pour le service de piquet.

Un monteur d’Infra IH en train de travailler sur un moteur d’aiguille.

En 2012 déjà, les CFF avaient voulu supprimer le supplément de temps pour les heures supplémentaires 2. Celui-ci est dû lorsque l’employé travaille durant un très long tour de service via le piquet.

Le SEV avait pu stopper cela, et les CFF avaient été contraints de réintroduire l’ancienne saisie des heures avec effet rétroactif. Malgré une grosse pression de la part des CFF, le SEV avait réussi à obtenir le maintien de la réglementation des heures supplémentaires dans la CCT et les BAR. Mais depuis début 2015, cest le chaos chez Infra Maintenance en matière de saisie du temps de travail. Durant toute l’année 2015, il y a des vagues de corrections à apporter et même des corrections de corrections.

Suppression et diminutions

Dans ce chaos, il a été constaté que la direction calculait le supplément de temps pour les heures supplémentaires 2 de manières à ce que leurs soldes soient considérablement réduits. Non seulement elle a cessé de prendre en compte les suppléments de temps, mais elle a également supprimé, avec effet rétroactif, les suppléments de temps dus pour 2014, sans le communiquer aux employés.

Après les dernières discussions et négociations avec les CFF, ceux-ci ont reconnu que les heures supplémentaires 2 peuvent être prises en compte lorsque le travail est fait en continu et que seuls les numéros d’ordres changent. Un nouveau problème apparaît par contre: les systèmes des CFF ne sont pas en mesure de constater le travail en continu pour deux interventions différentes ! La « solution » : tous les collaborateurs confrontés à de tels cas doivent l’annoncer eux-mêmes en indiquant le temps à prendre en compte. Comme la direction avait supprimé tous ces cas-là au 1.1.2014, le personnel concerné doit ainsi contrôler durant les deux dernières années si de tels cas se sont produits et les annoncer le cas échéant. C’est contraignant, mais c’est le seul moyen de recevoir le supplément de temps dû. Le SEV recommande aux employés de contrôler les décomptes de temps attentivement et d’exiger ces heures supplémentaires rapidement. La meilleure façon de faire est d’imprimer le décompte journalier.

Pas d’accord sur la base

Le SEV a indiqué aux chefs des CFF que les heures supplémentaires dues doivent être prises en compte en accord avec les BAR. Il faut également que la direction informe mieux et plus rapidement. Le personnel qui s’occupe de ce genre de saisie doit être mieux formé, et cela à tous les niveaux. On ne peut tolérer que les gens se fassent voler du temps. Si cela s’est passé, ça doit être corrigé immédiatement et rétroactivement !

Pour le SEV, l’interprétation que font les CFF des règlemen-tations existantes est fausse. Pour l’instant l’heure est aux discussions pour améliorer les choses et aider les collaborateurs à bénéficier d’une saisie correcte.

pan./pmo/uhu

Nous connaissons tous ces phrases qui font patienter les voyageurs, du style : « Suite à un dérangement à un poste d’enclenchement … » ou « Suite à un dérangement à une ligne de contact » ou tout autre malheur du système ferroviaire le plus congestionné du monde. Dans ce genre de cas, les spécialistes d’Infra Maintenance doivent réagir immmédiatement et réparer les dégâts, même s’ils ont déjà tout un tour de service derrière eux. Il est donc évident que ce temps de travail supplémentaire doit être pris en compte. et selon les circonstances, avec un supplément.

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