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Pandémie

Montagnes touchées

© Jungfraubahnen 2019

Les remontées mécaniques sont à l’arrêt. Le Chemin de fer du Gornergrat (GGB) fait partie des compagnies avec lesquelles le SEV entretient de bonnes relations de partenariat social sur la base d’une CCT. «Le GGB a fait une demande de chômage partiel car beaucoup de monde ne peut plus travailler puisque l’exploitation est suspendue», explique le secrétaire syndical SEV Manuel Avallone. «Nous sommes en contact avec la direction et allons discuter au début avril des questions ouvertes, concernant par exemple les comptes de temps, l’objectif étant de trouver un accord. Le SEV est bien entendu à disposition des membres pour toute question ou en cas de problème.»

Par contre, pour le SEV, il est plus compliqué d’accompagner les entreprises qui ne veulent pas entendre parler de partenariat social. Pourtant c’est là que l’on peut redouter les décisions arbitraires. Le groupe des Chemins de fer de la Jungfrau (JB) en fait partie. Certaines correspondances sont assurées, en particulier pour la desserte des zones habitées, mais le trafic touristique est au repos. Il y a encore tout juste quelques révisions à réaliser jusqu’à la fin de la saison. Les JB ont fait une demande de chômage partiel pour la plus grande partie de leurs 1000 employé-e-s. «Tout le monde devra continuer à recevoir le plein salaire, les employés qui ont un salaire-horaire recevront un montant correspondant à la moyenne des derniers mois», souligne la secrétaire syndicale Susanne Oehler. «Une compagnie aussi saine sur le plan financier ne doit en aucun cas répercuter le risque sur les salaires, ni obliger le personnel à prendre des vacances ou à sacrifier les heures accumulées sur les comptes de temps. Si quelqu’un doit accepter de faire certains sacrifices, ce sont les actionnaires, au niveau de leurs dividendes!»

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