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Situation de crise pour les remontées mécaniques

Le mouton noir est à Gstaad

La neige manque, les touristes aussi. A Gstaad, c’est le personnel qui «trinque».

Paysage superbe, mais conditions de travail préoccupantes.

« Nouvel hiver de tous les dangers pour les stations de ski » titrait le 24heures début janvier, « Les remontées mécaniques à la peine » pour la Tribune de Genève. Une situation économique morose, le franc fort et le manque de neige en début de saison ont rendu la tâche difficile aux remontées mécaniques. Beaucoup d’entreprises de remontées mécaniques sont contraintes d’annoncer des réductions de l’horaire de travail. Grâce au SEV, cela est devenu plus simple, puisque la demande doit être transmise jusqu’au 5ème jour du mois suivant et non plus à l’avance. Les collaborateurs-trices qui ne sont pas au clair sur cette procédure peuvent s’adresser au SEV. Les secrétaires syndicaux pourront leur donner toutes les explications nécessaires.

Façon de faire inacceptable

Les énormes investissements consentis dans les installations et l’enneigement artificiel n’arrivent pas vraiment à être amortis. On cherche donc des possibilités d’économie et le personnel est souvent visé en premier. C’est le cas actuellement aux remontées mécaniques de Gstaad (Bergbahnen Destination Gstaad, BDG), qui demande désormais à leurs collaborateurs de consentir, par une signature individuelle, à des coupes massives dans les heures de travail et de repos.

Bien sûr, la loi sur la durée du travail et l’ordonnance autorisent des exceptions. Mais celles-ci doivent être prises en accord avec un syndicat, ou exceptionnellement avec la commission du personnel. Les responsables de BDG sont passés outre cette obligation. Ils pourraient pourtant faire plus simple: entrer dans la communauté des employeurs des remontées mécaniques bernoises, ce qui leur permettrait d’accéder à tous les règlements d’exception de la LDT et de l’OLDT. Mais au lieu de se montrer solidaire des employeurs sérieux de l’Oberland bernois et de garantir une protection à leurs collaborateurs, via une CCT cadre négociée avec les partenaires sociaux, les responsables de Gstaad cherchent plutôt à tirer profit de manière unilatérale. Cette façon de faire est inacceptable et le SEV va intervenir. Si les responsables de Gstaad ne changent pas d’avis, le SEV se réserve la possibilité de lancer une procédure de vérification auprès de l’OFT.

Peter Peyer/Hes

Devenir membre SEV à l’essai

En période de crise, il est d’autant plus important d’avoir un partenaire fiable pour toutes les questions d’engagement et d’assurances sociales. Depuis le début de la saison hivernale 2015/2016, le SEV propose des « adhésions à l’essai » aux collaborateurs des entreprises de remontées mécaniques. Les personnes intéressées doivent appeler le SEV. Les deux secrétaires syndicaux responsables de ce secteur sont Roman Gugger, tél. 031 357 57 41, et Peter Peyer, tél. 081 284 49 07.

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