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Quand les vacances passent à la trappe... le SEV réagit!

« On est passé du dépit à la sérénité »

Lorsque la direction CGN a expliqué à ses employé-e-s avant l’été que quasi toutes les vacances demandées étaient refusées, ça a été le tollé général. La section a vite réagi et la vapeur a été renversée quelques jours après. Les collaborateurs-trices CGN ont ainsi pu débuter la saison en toute quiétude.

L’été a failli être très chaud du côté du Lac Léman....

Avant la période estivale, la direction CGN a demandé à ses employé-e-s de poser leurs vacances pour la saison à venir (d’avril 2016 à avril 2017). La section SEV a estimé que cela permettrait très problablement de démontrer à quel point l’entreprise manque du personnel. Par son président, Marc Formosa, elle a donc conseillé aux employé-e-s, peu habitués à ce genre de pratique, de jouer le jeu, ce qui a été fait en bonne partie. Tout va bien jusque là. Les choses se corsent lorsque la direction communique qu’il n’est pas du tout possible de répondre à ces demandes, notamment en ce qui concerne les vacances scolaires posées par les parents d’enfants en âge de scolarité. Il faut bien noter que pour le personnel CGN, il est impossible de prendre des vacances l’été, d’où un certain malaise à l’annonce du refus d’octroyer des vacances en octobre et à Noël, durant les vacances scolaires.

Difficultés à la planification

La raison invoquée ? « On n’arrive pas à faire des horaires avec ces critères-là », a argumenté la direction. Mais l’évidence est plutôt un manque de personnel que le comité de section SEV ne manque pas de dénoncer lors des réunions. Ce manque de personnel se traduit notamment par des difficultés à assurer les spéciaux (locations de bateaux en plus du service public).

Marc Formosa n’est pas le seul à avoir reçu des plaintes des collègues suite à cette annonce. « On était tous dépités. Moi le premier ! » explique-t-il. Il a alors pris le taureau par les cornes, ayant eu entretemps un contact avec l’ancien chef d’exploitation CGN, qui ne comprenait ce refus de l’entreprise et proposait son aide pensant avoir une solution …

Marc Formosa a lancé un appel de détresse à la direction, voyant bien que la situation était grave à l’approche du début de la saison de navigation.

Sauveteur bienvenu

Après discussion, la CGN, qui a su rester à l’écoute de son personnel et a bien compris la nécessité d’avoir ces congés, a alors donné carte blanche à l’ancien chef d’exploitation pour concocter des horaires respectant les désirs des employé-e-s, ceci sur demande du syndicat. Et là, comme par miracle, toutes les vacances ont pu être acceptées, tout s’est réglé en quelques jours !

33 collègues ayant des enfants écoliers se sont vus autorisés à prendre des vacances en famille, ce qui a bien détendu l’atmosphère dans l’entreprise. Cette réaction rapide de la part du syndicat a permis de resouder l’équipe pour débuter la saison sereinement. « On nous demande déjà de faire beaucoup de réserve et on se sentait déjà pressés comme des citrons auparavant. Donc, l’histoire des vacances, ça a vraiment été la goutte d’eau qui a fait déborder le vase ! » conclut le président de section.

Henriette Schaffter

Commentaires

  • Michel Humbert-Droz

    Michel Humbert-Droz29/09/2016 09:48:37

    L'article ci-dessus démontre une fois de plus comme il est important d'être syndiqué et solidaires les uns des autres. Pour ma part je suis très redevable à mon syndicat ( SEV).
    Merci à vous tous qui vous démenez chaque jour pour défendre nos intérêts. N'en déplaise à ceux qui prétendent que le syndicat ne " fout " rien.
    Bien cordialement.

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