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Comité SEV

La lutte pour les FVP se poursuit

Le comité du SEV s'est réuni en visio-conférence le 30 avril. L'occasion de redire que les FVP ne doivent pas être touchées et de donner ses mots d'ordre pour les votations du 13 juin.

La pétition «Touchez pas aux FVP» a été signée plus de 25'000 fois. Photo d'archive.

Sur le front des FVP si chères pour nos membres, le SEV n'entend pas lâcher l'affaire. Les velléités de l'Office fédéral des transports de réduire le cercle des ayants droit n'ont pas disparu. Les retraité-e-s et les membres de la famille qui ont droit à des rabais sont dans le collimateur de l'OFT. Le SEV a envoyé une lettre à la ministre des transports Simonetta Sommaruga pour expliquer les raisons qui font que ces rabais ne sont pas un privilèges, mais constituent une part du salaire pendant la vie active, et donc une partie de la retraite. « Les FVP sont un thème central pour nos membres et l’ensemble des employé-e-s des transports publics. Notre pétition a recueilli plus de 25'000 signatures, uniquement sur papier», a rappelé le président du SEV Giorgio Tuti.

Licenciements anti-syndicaux

Le comité a accepté sans coup férir une résolution de la VPT et de sa branche bus à l’attention de l’assemblée des délégué-e-s de l’USS du 28 mai. La résolution demande que l’USS mette tout en oeuvre pour que la protection contre les licenciements abusifs soit une priorité en Suisse, en accord avec la Convention no 98 de l’OIT. Le SEV est un syndicat de milice où les délégué-e-s, comme les membres qui les ont élus, sont particulièrement exposé-e-s à des mesures de rétorsions et de licenciement. La convention no 98 de l’Organisation internationale du travail a été ratifiée par la Suisse qui s’est alors engagée à protéger de façon adéquate les membres de syndicats contre tous actes de discrimination tendant à porter atteinte à la liberté syndicale (art. 1, al. 1). Selon l’interprétation constante et systématique des organes de l’OIT, cette protection contre les licenciements anti-syndicaux se concrétise par une indemnité appropriée ou, si la personne licenciée le souhaite, par sa réintégration. Ces possibilités sont inexistantes actuellement en Suisse.

Le comité a aussi donné ses mots d’ordre pour les votations du 13 juin. Il s’est déjà prononcé en février en faveur de la loi su le Co₂ (voir en page 7). Pour la loi Covid il se rallie à la position de l’USS et recommande de voter oui. L’USS a obtenu dans la loi COVID-19 une série de mesures importantes pour limiter les dégâts de la crise provoquée par le coronavirus et les mesures sanitaires sur les travailleurs et travailleuses les. La chute des dispositions correspondantes aurait des conséquences graves pour plusieurs secteurs économiques, où emplois et salaires seraient menacés.

En ce qui concerne la Loi fédérale sur les mesures policières de lutte contre le terrorisme (MPT), le comité SEV se rallie à la position de l’USS et recommander de voter Non. Cet objet ne concerne pas directement les travailleurs et travailleuses, mais historiquement, les pouvoirs étendus d’investigation et de surveillance exercés par les polices ont souvent concerné aussi des partis politiques appartenant au mouvement ouvrier ou des organisations syndicales.

Enfin, le SEV, comme l’USS, ne donne pas de recommandation pour les deux initiatives « Pour une eau potable propre et une alimentation saine » et « Pour une Suisse libre de pesticides de synthèse », ces thèmes ne concernant pas directement les travailleurs et les travailleuses.

Le comité s’est aussi penché sur le rapport de la Commission de gestion qui a salué la bonne organisation du SEV l’an dernier notamment concernant les télétravail ou la mise sur pied de séances en ligne. La CoGes a aussi analysé le travail des commissions. Il appelle les sous-fédérations à tout mettre en oeuvre pour que chacune d’elle aie des représentants dans la Jeunesse « qui est le futur », a rappelé Urs Frank, président de la CoGes.

Vivian Bologna
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Commentaires

  • Lukas Witschi

    Lukas Witschi12/05/2021 21:09:05

    FVP: dann müsste man zuerst bei den BAV-Beamten zuerst auch anfangen, denen das GA wegzunehmen.

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