| Communiqués de presse

La qualité des collaborateurs est primordiale

Convention collective de travail pour les Remontées Mécaniques Bernoises

Une organisation patronale de la branche des remontées mécaniques a signé aujourd'hui une convention collective de travail avec un syndicat ; c’est une première ! Les Remontées Mécaniques Bernoises et le Syndicat du personnel des transports ont convenu d'un contrat qui permet aux entreprises d'appliquer des exceptions et garantit au personnel de bonnes conditions d'engagement.

«Les collaborateurs ne doivent pas être réduits à un facteur coûts mais bien plus être considérés comme essentiels au succès d'une entreprise. Il ne va pas de soi d'avoir de bons collaborateurs, encore faut-il les mériter. Les négociations entre l'association des Remontées Mécaniques Bernoises et le SEV ont été dès le début marquées d'un tel esprit d'initiative qui a abouti à la signature d'une convention collective de travail». C'est ainsi qu'a commenté Christoph Egger, président des Remontées Mécaniques Bernoises, le pas historique qui a mené à la signature de la CCT.

La nouvelle convention collective de travail a été signée et sera appliquée par les entreprises ci-après: Schilthornbahn AG, Lenk Bergbahnen, Bergbahnen Adelboden AG, Niesenbahn AG, Stockhornbahn AG, Luftseilbahn Kandersteg – Sunnbüehl Gemmi AG. En fondant l'organisation patronale des Remontées Mécaniques Bernoises et en signant la CCT, ces entreprises montrent leur clairvoyance et l'importance qu'elles accordent à leur personnel. D’autres entreprises de l’Oberland bernois ainsi que certaines situées hors canton ont manifesté leur intérêt à entrer dans cette organisation patronale et à appliquer ainsi cette convention collective de travail.

Grâce à cette signature, ces entreprises peuvent appliquer dès la saison d'hiver 2013/2014 toutes les exceptions selon l'Ordonnance relative à la loi sur la durée du travail OLDT. Par exemple, pour maîtriser le trafic saisonnier, des tours de service peuvent être prolongés jusqu'à 15 heures, mais avec une durée maximale du travail de ces tours de 13 heures. Sans cette réglementation sur les exceptions, la durée maximale du travail serait de 10 heures. Les signataires peuvent donc profiter d'une flexibilité et d'une libéralisation importantes de la durée du travail. En contrepartie, les entreprises de remontées mécaniques ont accepté de faire des concessions en matière de rémunérations. «En comparaison nationale, l'Oberland bernois connaît déjà des conditions d'engagement très avantageuses, raison pour laquelle ces concessions ne sont pas douloureuses. La qualité des collaborateurs est primordiale pour les remontées mécaniques signataires», souligne encore Christoph Egger.

Giorgio Tuti, président du Syndicat du personnel des transports, d’ajouter: «La conclusion de contrats se fait sur un pied d'égalité. Les entreprises signataires font preuve de respect envers le bien le plus précieux de chaque entreprise, le personnel». Ce n'est pas tout-à-fait par hasard si les salaires minimaux convenus s'élèvent à 22 francs par heure, resp. 4000 francs par mois, soit au niveau prôné par l'Initiative sur les salaires minimums des syndicats.

Aujourd'hui, les conventions collectives de travail représentent la norme en matière de partenariat social dans le domaine des transports. Le SEV est le partenaire de 70 conventions collectives de travail - la première étant celle signée avec les CFF en 2001. Avec celle des Remontées Mécaniques Bernoises, une nouvelle branche est venue s'ajouter à la liste. «Le SEV a une relation de partenariat social de longue date avec la plupart des entreprises de transports suisses qui se base sur le respect mutuel et le dialogue permanent», ajoute Giorgio Tuti.

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