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CFF

Les remplacements mieux rétribués

Les supérieurs hiérarchiques des CFF ont à présent assez de marge de manœuvre pour indemniser correctement les collaborateurs qui les remplacent temporairement. Le SEV demande aux cadres de faire vraiment usage de cette possibilité.

Manuel Avallone est satisfait de cette évolution.

La direction du groupe écrit dans son bulletin d’information « Flash Cadres CFF » du 11 septembre qu’avec effet immédiat, les supérieurs hiérarchiques peuvent décider librement de récompenser financièrement des collaborateurs jusqu’à hauteur de 500francs pour des prestations extraordinaires. Et pour des récompenses de plus de 500 francs jusqu’à 2000 francs, l’assentiment du supérieur hiérarchique immédiat suffit.

En plus, pour des récompenses de n’importe quel montant, les supérieurs hiérarchiques avaient, jusqu’à ce jour, besoin d’une autorisation des RH qui, aujourd’hui, n’est plus nécessaire pour les récompenses allant jusqu’à 2000 francs.

Pour Manuel Avallone, « le SEV est ravi que les CFF donnent plus de marge aux cadres en matière de récompenses financières. Nous entendons en effet régulièrement des collaborateurs qui remplacent leurs supérieurs hiérarchiques durant les vacances, le service militaire ou lorsqu’ils sont malades ou accidentés, dire qu’ils ne sont pas indemnisés correctement », relate le vice-président du SEV.

Jusqu’en 2006, pour rétribuer une fonction comportant des exigences sensiblement plus élevées, les CFF pouvaient faire valoir une allocation spéciale qui a été supprimée avec la CCT 2007 au motif que « le/la remplaçant/e n’endossait pas toutes les tâches incombant au job de son supérieur, dont l’évaluation du personnel et la responsabilité budgétaire », rappelle Manuel Avallone. En contrepartie, l’article CCT « Allocations sous forme de primes et récompenses pour prestations spéciales » (Art. 96 actuel) a été complété par « des primes ou récompenses peuvent être versées pour assumer à titre transitoire une fonction comportant des exigences sensiblement plus élevées ». Manuel Avallone regrette qu’à ce jour les supérieurs hiérarchiques aient trop peu fait usage de cette possibilité : « Maintenant, plus aucun processus d’autorisation inutilement compliqué ne les empêche de récompenser les collaborateurs pour remplacements. A eux maintenant d’appliquer cet article ! »

Markus Fischer

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