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Manifestation le 12 novembre à Genève

« Touchez pas à nos emplois ! »

« Conseillers d’Etat, touchez pas à nos emplois », « fonction publique – TPG – unité », les 350 employés TPG et retraités présents à la manifestation du 12 novembre étaient déchaînés. En tout, ce sont plus de 2000 personnes qui ont participé au cortège de la Place Neuve à l’Hôtel de Ville.

La foule à midi sur la Place Neuve, avant de monter à l’Hôtel de Ville.

« Notre prochaine échéance: soutenir les collègues des TPG qui sont ceux qui subissent le plus violemment les restrictions budgétaires » a appelé un des représentants syndicaux devant la foule réunie devant l’Hôtel de Ville genevois. Vincent Leggiero, président de la section SEV-TPG est d’ailleurs très satisfait de la tournure des évènements: « Ils vont nous soutenir. Cette manifestation est une réussite. Les politiques veulent toucher à notre outil de travail, ils veulent tout réduire. Là on répond à cette attaque frontale ». Dans le tract distribué lors de la manifestation, les employés TPG ont souligné qu’ils ne font pas de choix stratégiques, mais que ce sont eux qui doivent les assumer, chaque jour, en prenant leur service. Et, ils ajoutent que « c’est en défendant nos conditions de travail et en luttant contre les risques de privatisation que nous défendons aussi des prestations de qualité aux usagers. » Pour rappel, la baisse des tarifs votée par les Genevois a engendré une baisse de recettes pour les TPG, que l’Etat ne veut pas compenser. Les conséquences ? Cent postes biffés et une baisse des prestations.

Tous solidaires

Les retraités TPG étaient présents en force lors de la manifestation, bien déterminés à soutenir leurs collègues actifs.

Tous les syndicats de la fonction publique et du secteur subventionné ont dénoncé les mesures de restriction qui concernent des secteurs très divers. Sur la Place Neuve, lieu de la réunion avant de monter en Vieille-Ville, on apercevait des employés des archives, de la justice, de la police, de l’enseignement et des transports publics bien sûr ! La présence du SEV-TPG est d’ailleurs « quelque chose de tout neuf dans les manifestations du cartel syndical », comme l’a souligné un des orateurs. La dernière manifestation commune date en effet d’il y a 20 ans…

Le syndicat interprofessionnel de travailleuses et travailleurs (SIT) a indiqué dans un tract distribué aux passants et aux participants: « De l’aveu même de l’ancien Conseil d’Etat, il n’était plus possible de faire des efforts d’efficience supplémentaires sans toucher aux prestations elles-mêmes. Le Conseil d’Etat actuel a pourtant bel et bien dicté une baisse de 1% partout… alors débrouillez-vous! ». Le projet SCORE est également dans le collimateur des manifestants de la fonction publique: il s’agit de la réforme de l’ensemble de la politique salariale de l’Etat, réforme qui n’a guère fait l’objet de négociations jusqu’à présent. De plus, l’UDC demande que la fonction publique passe à 42 heures par semaine.

« Le Conseil d’Etat nous voit comme un centre de coûts » a déclaré un orateur. Et, enfin, pour expliquer un peu les risques encourus par de telles décisions, une citation de Michel Audiard: « Quand on laisse se dégrader les institutions, c’est le début de Babylone. »

La suite, du côté de SEV-TPG, est désormais connue: le résultat de la consultation ayant été, à 93% des votants, favorable à des mesures de lutte, le comité a décidé d’appeler à un jour d‘arrêt de travail, mercredi 19 novembre 2014. Côté fonction publique, la mobilisation reprendra à mi-décembre avant la votation sur le budget.

Texte et photos: Henriette Schaffter

Commentaires

  • Fabrice

    Fabrice20/11/2014 09:45:25

    Le peuple s'est prononcé deux fois contre la hausse des prix des transport TPG, pour le biens de dizaine de milier d'usagers, et 350 personnes tiennent une ville entière en otage, à titre "préventif" (les discussions n'auront lieu qu'en décembre), outre-passant la voie du dialogue et les outils de dialogue sociale à disposition, dénigre l'option du service minimum pour respecter les usagers, et forçant les autres employés à ne pas travailler en les empêchant d'accéder aux véhicules... Bravo, vous avez tout compris à la démocratie et à votre mission de service publique (vu votre quotient intellectuel, sans doute dois-je préciser que j'ironise)... Seulement, on n'est pas en France; ici ça fonctinne pas comme ça. Si vous voulez faire ce genre de grêve et faire les despotes, aller bosser là-bas. Le service publique suisse ne veut pas de gens comme ça!

  • ribouldingue

    ribouldingue24/11/2014 17:28:52

    Bonjour Fabrice, c'est dommage d avoir des commentaires simplistes , essayez plutot de comprendre pourquoi ce mouvement et je suis sur qu'en suite vous comprendrez mieux notre démarche, merci cordialement.
    Délégué SEV TPG.

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