Caisse de pension CFF
« Encore un coup de poing dans la tronche »
La décision du Conseil d’administration des CFF d’utiliser la Caisse de pensions comme moyen de pression sur les négociations CCT passe très mal auprès du personnel de l’entreprise. Tour d’horizon non exhaustif.
« La Caisse de pensions et les négociations CCT sont deux choses bien différentes ! » « C’est d’une insolence crasse de mélanger les deux choses ! » « Ce lien résonne comme un choix entre la peste et le choléra. » « Certains ont cru qu’on pouvait éteindre un feu avec de l’huile. » « C’est un véritable affront, un poing dans la tronche de chaque employé ! »
Une décision qui passe mal en cette période tendue
Ces quelques commentaires sont représentatifs de l’atmosphère qui règne aux CFF en ce moment. Le CA a décidé de durcir le ton alors que les négociations CCT sont difficiles et que les derniers sondages de satisfaction réalisés par l’entreprise montrent que la confiance du personnel envers sa direction n’est pas au beau fixe. Sans réelle surprise, la motivation ne peut que baisser et suscite un légitime sentiment de revanche.
Pour les détails des mesures liées à la baisse du taux de conversion décidée par le Conseil de fondation de la Caisse de pension (et pas par le CA comme écrit par erreur dans notre dernier édito), nous vous renvoyons à notre article paru à la dernière page de contact.sev n°7.
En conclusion, certains tiennent à rappeler à la direction de l’entreprise et aux membres du CA que les meilleurs ambassadeurs des CFF, ce sont les employés eux-mêmes. Si l’entreprise veut demeurer attractive comme employeur, elle serait donc bien inspirée de respecter son personnel, de le remercier et pas de renoncer à un accord négocié et paraphé, même s’il n’avait pas encore été signé...
La dernière touche revient tout de même à cet employé qui cite un ancien conseiller fédéral bourgeois, Delamuraz, lequel rappelait l’importance de démontrer aux employeurs et à leurs dirigeants ce que signifie la Paix du travail.
Vivian Bologna
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