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VPT : journée de branche rail

« La branche rail a pris de la hauteur »

Une soixantaine de membres avaient répondu présents à la journée de branche rail, qui a eu lieu le9 mars sur le Rigi. Après une édition 2016 sur le lac de Neuchâtel, le comité avait à nouveau convié les délégués dans un lieu original. Le beau temps n’était malheureusement pas au rendez-vous, mais cela n’a empêché les discussions autour de l’actualité syndicale. Par contre, René Tschantz, président de la branche rail, l’a promis: retour au bercail l’année prochaine. La journée de branche rail 2018 aura donc lieu à Olten.

Gilbert D’Alessandro, président central VPT.

Les organisateurs ont joué de malchance cette année: le lieu choisi, la montagne du Rigi, était en lien avec l’exposé prévu en fin d’assemblée, sur la dénivellation cumulée pendant les heures de travail et son impact sur la santé. Or, l’orateur, un référent de la SUVA, a eu un contretemps de dernière minute et n’a pas donc pas pu présenter son exposé. Le plan B a consisté en un échange entre les sections, sur les problèmes rencontrés actuellement. Mais auparavant, Barbara Spalinger et Gilbert D’Alessandro ont parlé des préoccupations syndicales de ce début d’année.

Mises au concours du trafic grandes lignes

La vice-présidente a notamment résumé la situation concernant les concessions du trafic grandes lignes, avec des grandes entreprises de transport qui n’arrivent pas à se mettre d’accord. Conséquence: les lignes seront mises au concours, ce qui fâche considérablement le SEV. Tout le processus de mises au concours engendre en effet beaucoup de bureaucratie et de coûts inutiles. Ceci au risque de voir venir des entreprises même étrangères se porter candidates pour des lignes assez lucratives. Que va-t-il advenir du personnel si des lignes changent d’exploitants ? Heureusement, il y a des conventions collectives de travail, a souligné Barbara Spalinger, mais elles ne sont pas valables ad aeternam.

Elle est également revenue sur Flixbus et a relevé l’importance du travail syndical, qui consiste entre autres à être attentif dès qu’il y a des évolutions de ce genre en matière de transports, évolutions néfastes pour les conditions de travail. Avant que tout soit chamboulé, le rôle du syndicat est bel et bien de tirer la sonnette d’alarme, ce qu’il a déjà fait concernant Flixbus, notamment lors d’une action début décembre. Elle a également cité l’affaire Uber, avec les CFF qui violent le droit fédéral en incluant Uber dans leur application mobile. La réaction du SEV à ce propos ne s’est pas fait attendre.

La branche rail a pris de la hauteur

Gilbert D’Alessandro, président central VPT, s’est déclaré heureux de voir de nouveaux visages : « Je l’ai déjà constaté à la branche navigation et à la branche bus. Il y a des anciens que je connais bien, mais aussi des nouveaux et des jeunes. Quant à la branche rail, elle a pris de la hauteur aujourd’hui, car elle prend petit à petit ses marques et elle va fonctionner. Je crois en vous, laissez-vous du temps. Vous êtes la branche la plus importante au niveau du nombre de membres. »

Il a souligné la nécessité de recruter, ceci afin d’avoir « un contre-pouvoir ». « La seule arme contre le démantèlement du service public en Suisse, ce sont les syndicats. C’est le seul contre-pouvoir », a-t-il expliqué. Concernant la réforme des rentes, il a mis en garde contre la fracture syndicale qui s’annonce si un référendum est lancé même si c’est la version du Conseil des Etats qui passe la rampe. Il a également demandé aux participants de s’inscrire à l’assemblée des délégués VPT et au Congrès des 22, 23 et 24 mai prochain.

Enfin, Ueli Müller, responsable du recrutement à la VPT, a donné quelques conseils en matière de recrutement.

Echange entre sections

BLS, SOB, TPC, CJ, MBC, TransN, Thurbo, SZU, Fart, Appenzeller Bahnen, RBS: toutes ces sections présentes au Rigi ont présenté leurs problématiques actuelles, qui tournent autour des systèmes salariaux que les directions veulent mettre en place, des augmentations salariales octroyées ou non octroyées, des congés à prendre en cas de travaux sur les lignes, etc. Tous ont eu l’occasion de s’exprimer et de glaner des conseils par ci par là.

Comme l’a bien dit René Tschantz en fin d’assemblée, « les hommes se plaisent à penser qu’ils peuvent se débrouiller seuls, mais l’homme, le vrai sait que rien ne vaut le soutien et les encouragements d’une bonne équipe … »

Henriette Schaffter

Toni Feuz, secrétaire syndical SEV, a présenté la pétition « Via sicura – Non à la double peine » de la branche bus (voir contact.sev n°3) et a demandé aux personnes présentes de la faire signer dans leurs sections.

La résolution anti-Uber – contre les pratiques douteuses d’Uber, votée également par les représentants de la branche bus lors de leur journée du 23 février (voir contact.sev n°3), est aussi soutenue par les représentants de la branche rail.

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