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Assurances sociales : les changements en 2026
Comme chaque année, plusieurs nouvelles dispositions entrent en vigueur en 2026 dans le domaine des assurances sociales. Tant les rentes AVS, via l’introduction d’une 13e rente, que les rentes d’invalidité LPP vont augmenter, tandis qu’il sera désormais possible de combler des lacunes de cotisations dans le 3e pilier. Le présent article résume les principaux changements, sur la base des informations disponibles à la fin novembre 2025.
AVS : introduction de la 13e rente
Les personnes à la retraite toucheront pour la première fois une 13e rente AVS en décembre 2026 (même si la question de son financement n’est pas encore réglée). Le montant perçu correspondra à un douzième (8,33 %) de l’ensemble des rentes mensuelles de vieillesse effectivement perçues de janvier à décembre 2026. La 13e rente sera versée sous forme de supplément en même temps que la rente AVS de décembre 2026. Relevons que la 13e rente de vieillesse ne doit pas conduire à une réduction ou à une suppression des prestations complémentaires (PC). Elle est donc explicitement exclue des revenus déterminants dans le calcul des PC.
LPP : augmentation des rentes d’invalidité ayant débuté en 2022
Les rentes de survivants et d’invalidité de la prévoyance professionnelle obligatoire (LPP) ayant pris naissance en 2022 seront adaptées à l’évolution des prix pour la première fois en 2026. Le taux d’adaptation est de 2,7 %. L’adaptation à l’évolution des prix n’est toutefois pas obligatoire pour les rentes de survivants et d’invalidité dont le montant est déjà supérieur au minimum prescrit par la LPP.
3e pilier : rachats rétroactifs visant à combler des lacunes de cotisation
Les personnes qui ont oublié de cotiser au pilier 3a en 2025 ou qui n’ont pas eu les moyens de cotiser à hauteur du montant maximal autorisé (7 258.- CHF pour 2025) peuvent pour la première fois en 2026 rattraper leur cotisation manquante. Désormais et pour les lacunes de cotisation survenues à partir de 2025, le rachat pourra se faire dans les 10 ans qui suivent. Ces rachats rétroactifs sont fiscalement déductibles l’année où ils sont effectués. Certaines conditions doivent être remplies.
Service juridique du SEV