Stop violence! Davantage de respect pour le personnel
Derrière l’uniforme, un humain !

Une nouvelle agression, un collègue décédé : il faut que cela cesse ! Sursee en septembre 2025, Bologne en janvier, Rhénanie-Palatinat en février. Chaque agression, chaque attaque en est une de trop. Après le décès de notre collègue Serkan C., battu à mort lors d’un contrôle de billets en Allemagne, on se pose la question : quand cela prendra fin ? La réponse est la suivante : tant que les entreprises, la politique et la justice ne s’engagent pas avec résolution et détermination à nos côtés, cela ne s’améliorera pas. Au contraire, la situation va empirer.
Il y a donc urgence ! Nous avons besoin maintenant d’une table ronde nationale sur la sécurité du personnel des transports publics (TP) ; nous avons besoin de mesures efficaces ; nous devons être à l’écoute des personnes concernées, qu’il s’agisse du personnel de conduite des bus, des contrôleurs et contrôleuses, des mécanicien·nes de locs, du personnel des guichets, des assistant·es à la clientèle, des agent·es de la police des transports ou d’autres catégories professionnelles du secteur. Cela doit être clair pour tout le monde que le leur n’est pas pas seulement un uniforme, mais un être humain qui travaille – et chaque être humain a droit au respect ainsi qu’à une protection.
Une agression ne signifie pas forcément des coups et une violence physique. Elle commence par des paroles désobligeantes, des remarques racistes, des regards insistants. Un manque de respect et de politesse. Comme passager·es, nous pouvons agir : en témoignant du respect aux personnes qui portent l’uniforme, en ne détournant pas le regard, en appelant immédiatement les secours en cas d’urgence et en apportant notre aide aux personnes concernées, sans nous mettre nous-mêmes en danger.
En tant qu’entreprise : avec le SEV et les politiciens, rechercher des mesures efficaces et les mettre en place, accompagner et soutenir les personnes touchées, appliquer la charte sur la sécurité du personnel et lui donner vie. Il faut suffisamment d’effectifs dans les TP et des délais d’intervention rapides pour la police des transports.
En tant que politicien·ne : soutenir des mesures efficaces, au lieu de mettre en jeu la sécurité et la vie du personnel des TP avec de faux objectifs d’économies.
En tant que justice : poursuivre systématiquement et sanctionner les délinquant·es, inciter le Ministère public et la police à prendre des mesures, à mettre à leur disposition assez de ressources et de personnel.
Nous ne pouvons et ne voulons plus attendre ; chaque agression est une agression de trop. Toute économie en personnel met en péril notre sécurité à toutes et à tous.
Éditorial de Matthias Hartwich, président SEV