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Chemins de fer du Jura

Négociations salariales aux CJ

Le personnel des CJ – ici vers La Ferrière (NE) – espère être entendu sur ses revendications.

La première ronde de négociation salariale pour 2019 du SEV avec la direction des Chemins de fer du Jura (CJ) a été cordiale. Le contexte n’est pourtant guère favorable: des finances cantonales peu réjouissantes, en particulier à Neuchâtel qui a diminué son enveloppe budgétaire, le désengagement partiel ou total de CFF Cargo (voir article sous les liens internes, à droite) et les incertitudes liées aux lignes de bus mises au concours. Dans ces conditions, la direction n’est pas sûre de pouvoir compenser le renchérissement du coût de la vie.

Le personnel des CJ est conscient de la situation. Lors de l’Assemblée générale de printemps où les requêtes ont été élaborées, il a dit qu’il renonçait à une augmentation générale des salaires, sans abandonner la compensation du renchérissement et la promotion ordinaire prévue dans la CCT.

Les salarié-e-s ont principalement axé leurs revendications sur le bien-être, soit tout ce qui est lié à la durée du travail, aux organisations de service du personnel qui ont des horaires irréguliers. La demande principale est l’introduction de la semaine à 5jours pour le secteur rail et les agents de gare, soit une moyenne théorique de travail de 8,12 heures.

Les conditions de travail des employé-e-s de bus sont aussi préoccupantes: les amplitudes de service sont trop grandes et le temps de travail faible. Nos collègues travaillent pas loin de 300 jours par année. Ils demandent des améliorations et une durée minimale de travail. Cette question préoccupe aussi la direction des CJ qui a engagé un consultant externe pour trouver des solutions.

Les salarié-e-s ont demandé la mise en place d’un modèle de retraite anticipée à la charge de l’employeur qui va analyser cette demande et communiquer sa position. Elle sera débattue lors d’une 2e ronde le 4décembre suivie par une assemblée SEV du personnel qui décidera des suites à donner à ce dossier.

Le personnel aura du mal à accepter qu’il n’y ait aucune compensation du renchérissement, pas de garanties conventionnées en termes d’amélioration du quotidien lié au temps de travail et aucune entrée en matière sur une retraite anticipée.

Les syndicats ont insisté pour que les conventions liées à la LDT soient signées avec eux et non plus avec chaque employé individuellement. Par respect du partenariat social auquel les employé-e-s des CJ – syndiqué-e-s à 90% – sont très attaché-e-s.

Yves Sancey

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