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14. Juni

Faut-il une nouvelle grève des femmes ?

Cette année, 19e anniversaire de la grève nationale des femmes. Les femmes syndicalistes posent la question : « Faut-il remettre ça ? »

Lors du 1er Mai 2009 à Zurich, les femmes syndicalistes défilaient derrière une banderole demandant : « Devons-nous à nouveau faire grève ? » Une question d’actualité à l’approche du 14 juin, date de la première grève des femmes en 1991.

Il y a encore du pain sur la planche pour faire respecter l’article sur l’égalité inscrit dans la Constitution fédérale. La volonté de prendre des mesures efficaces en faveur de l’égalité entre hommes et femmes manque toujours et notamment pour lutter contre la violence envers les femmes. Il faut aussi souligner que :

Pour davantage de places de crèches

Le programme fédéral d’- aide aux crèches a permis la création de 25 000 nouvelles places d’accueil, mais il est menacé. La prolongation pour 4 ans de ce programme se joue ces prochains jours.

La Confédération doit exiger davantage de places de crèches. Durant la prochaine session, prévue le 14 juin, le Conseil national se prononcera à ce sujet, pour déterminer si le programme d’impulsion pour la création de places de crèches doit être prolongé.

La loi fédérale sur les aides financières à l’accueil extrafamilial pour enfants est entrée en vigueur le 1er février 2003. Sa validité est limitée à 8 ans, c’est-à-dire jusqu’au 31 janvier 2011. Grâce à elle, il a été possible de créer 25 000 nouvelles places d’accueil. Le Conseil fédéral propose de la prolonger pendant quatre ans. Dans un premier temps, il a mis 140 millions de francs à disposition et veut maintenant réduire ce montant à 80 millions seulement, cela afin de faire des économies.

La commission du Conseil national s’est prononcée pour une prolongation de 4 ans de ce programme. Elle veut y affecter 200 millions de francs, soit plus du double de ce que propose le gouvernement. Mais derrière cette correction au premier coup d’oeil réjouissante se cachent aussi d’intenses manoeuvres tactiques et une grande volonté de faire obstruction. Car les opposants déclarés à ce programme ont accepté ce crédit de 200 millions. Leur but est de faire en sorte que ce dernier soit finalement rejeté par une majorité du Parlement fédéral parce que trop cher. C’est pourquoi il existe aussi au Conseil national des propositions minoritaires demandant des crédits moins importants. Pour l’Union syndicale suisse (USS), une chose est claire : malgré la création de nombreuses places d’accueil pour les enfants ces dernières années, l’offre ne parvient toujours pas à couvrir une demande croissante. Or une offre suffisante et adaptée aux besoins de places d’accueil de qualité représente une condition fondamentale pour pouvoir concilier travail professionnel et travail familial. C’est-à-dire contribuer substantiellement à l’égalité entre hommes et femmes. Il faut donc éviter absolument que ce programme n’échoue aux Chambres.

Christine Werder, secrétaire centrale USS

  • Les femmes ont toujours des salaires inférieurs de 19 % à ceux des hommes et elles assument la grande partie du travail non payé à la maison.
  • Elles sont toujours sousreprésentées aux postes de cadres, aussi dans les entreprises de transports. Le Conseil d'administration des CFF, par exemple, comptait une seule femme sur 9 membres jusqu’en juin 2009. Il y en a désormais deux.
  • Les postes à temps partiels sont souvent liés à de moins bons salaires, assurances, formations continues et planification du travail. Un phénomène qui touche avant tout les femmes.

Le 14 juin 2011, 20 ans après la grève nationale des femmes, celles-ci doivent à nouveau montrer un signal clair ! Une proposition en ce sens a rencontré un large écho à la conférence des femmes de l’Union syndicale suisse. Les syndicalistes féminines de toute la Suisse se sont unies. Et vous, qu’en dites vous ? Faut-il faire à nouveau la grève ?

Brigitte Gügler / Fi / hk

Commentaires

  • Nachdenklich

    Nachdenklich 13/08/2019 18:11:21

    Ich war dieses Jahr auf mehreren Streiks/Demonstrationen für die Gleichberechtigung der Frauen -den es geht mir um Gerechtigkeit.
    Bei den Streiks haben mich verschiedene Erlebnisse zum Nachdenken gebracht.
    Wir hörten gespannt einer leidenschaftlichen Rednerin zu, als sie plötzlich zum Kampf gegen Menschen mit Y-Chromosom aufruf. Die Menschen um mich herum jubelten und ich war irritiert.
    Gegen Menschen mit Y-Chromosom zu kämpfen? Männer sind doch auch nur Menschen. Warum den zum Kampf gegen ihre Genetik aufrufen?
    Beim lesen und auf dem Frauenstreik stoß ich dann jedoch immer wieder auf ähnliche Argumentationen. Beispielsweise in der Schweiz am Wochenende - in der Anne-Sophie Scholl schrieb, das krankhaftes Verhalten auf dem Y-Chromosom verortet zu sein scheint.
    Ähnliches bekam ich auch auf den Frauenstreik zu hören. Es wurden genetische Unterschiede hervorgehoben und aufgewertet: "Everything You can do - I can do bleeding". Es gab Schilder auf dehnen Stand "No Men". Auch wenn mir die Gleichberechtigung ein großes Anliegen ist, so gefiel mir gar nicht, was ich dort hörte und sah. Ich habe nun längere Zeit nachgedacht und viele Gespräche geführt, bis ich herausfand was mir eigentlich nicht gefiehl und noch einmal länger bis ich die Bereitschaft hatte das zu akzeptieren.
    Da ich auf vielen Demonstrationen gegen Rechts unterwegs war hatte ich mich mit dem Rassismus-Begriff auseinandergesetzt.
    Rassismus ist eine Weltanschauung oder Gesinnung die auf genetischen Merkmalen beruht.
    So haben die Nazis Menschen aufgrund ihrer Genetik (Hautfarbe, Nasen-/Schädelform, genetischen Veranlagungen, Erbrankheiten, etc.) abgewertet, gedemütigt und verurteilt.

    Ist unsere Bewegung eine Weltanschauung oder Gesinnung? Ja - wir kämpfen für das Gute. Für die Gleichberechtigung der Frau.
    Beruht unsere Weltanschauung auf genetischen Merkmalen? Eine etwas irritierende Frage aber ja.

    Worin unterscheidet sich dann unsere Bewegung vom Rassismus?
    Der beste Wiederlegungsversuch war noch über die Herkunft. Doch nehmen wir einmal eine Frau, die seit Generationen Schweizerin ist. Ihre Identifikation/Herkunft ist die Schweiz. Sie nun aufgrund ihrer Hautfarbe auszugrenzen wäre für mich dennoch Rassismus.
    Die Frage wann etwas rassistisch ist, ist das genetische Merkmal das äusserlich zu sehen ist.
    Sei es Hautfarbe, Nasen-/Schädelform (wurde bspw. bei Juden angewandt), Behinderung.

    Ich für mich kann nicht widerlegen, das unsere Bewegung inzwischen rassistisch geworden ist.
    Und da müssen wir wachsam auf uns selbst sein - denn unsere Bewegung ist für die Gleichberechtigung enorm wichtig. Auch wenn wir sie vielleicht nicht mehr überall benötigen, so brauchen wir für manche Bereiche noch unsere Bewegung. Wir müssen jedoch dem Rassismus (hier gegen Menschen mit Y-Chromosom) einhalt gebieten.
    Diese Gedanken haben mich emotional sehr aufgewühlt. Deshalb verstehe ich dich, wenn du jetzt auch aufgewühlt bist. Denke bitte jedoch daran, das wir für die Menschlichkeit kämpfen und nicht für den Rassismus.
    Ich danke für das Verständnis.

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