| Communiqués de presse

Le SEV dénonce le management des TPG

Le SEV a dénoncé mercredi lors d’une conférence de presse le management en vigueur actuellement aux TPG. Le SEV constate que la direction ne prend pas cette problématique au sérieux refusant de diligenter une enquête interne que demande le SEV. Le SEV a également salué la décision de la justice genevoise qui vient de débouter un cadre des TPG.

Celui-ci avait porté plainte pour diffamation contre la secrétaire syndicale SEV qui avait critiqué son management.
Le SEV dénonce depuis de nombreuses années les outils de management en vigueur aux TPG, principalement dans le secteur de l’exploitation. De nombreux employés des TPG dénoncent depuis 2012 des mises sous pression inacceptables par le biais de menaces de licenciements prenant la forme de conventions d’objectifs, contraires au statut du personnel. Le SEV dénonce la passivité de la direction qui refuse, malgré les demandes répétées du SEV, de diligenter une enquête interne pour clarifier les méthodes en vigueur aux TPG. Une dernière rencontre mardi entre la vice-présidente du SEV, Barbara Spalinger, et le directeur ad interim des TPG Christoph Stucki, n’a pas permis de dénouer la situation. Christoph Stucki refusant de s’engager à faire la lumière sur les méthodes de management en vigueur au sein de l’entreprise.
Le SEV avait déjà alerté la direction des TPG en mai 2013, demandant que soit mis en place un groupe de pairs, volontaires, d’employés formés pour écouter les doléances du personnel. Sans succès.
A ces méthodes managériales vient s’ajouter une plainte pour diffamation de la part d’un cadre supérieur contre la secrétaire syndicale du SEV, mandatée par les membres du SEV pour dénoncer  ses agissements. La justice vient de le débouter. Le SEV dénonce une tentative de criminalisation de l’action syndicale. Cette plainte est venue ponctuer une stratégie anti-syndicale qui s’est traduite par des attaques contre les membres du SEV. Le cadre incriminé a à plusieurs reprises menacé de traiter différemment le personnel syndiqué au SEV, menaçant de bloquer les possibilités de progression au sein de l’entreprise.
Le manque de considération de la direction pour cette problématique est d’autant plus incompréhensible que tout le monde a encore en mémoire l’homicide d’août 2011, lorsqu’un employé du technique des TPG a tué son supérieur, sur le lieu de travail.

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