| Actualité / journal SEV, Communiqués de presse

Lignes de bus dans le Jura

Les Chemins de fer du Jura perdent sur toutes les lignes

CarPostal refuse de sous-traiter des lignes de bus aux CJ : les risques de dumping subsistent Après le refus de CarPostal de faire sous-traiter des lignes de bus jurassiennes aux CJ, la dégradation des conditions de travail n’est pas écartée. Le Syndicat du personnel des transports (SEV) exige une CCT pour les employés des CJ qui devront quitter l’entreprise et le respect des usages régionaux de la branche.

« Nous venons d’apprendre que l’offre des CJ pour sous-traiter des lignes de CarPostal n’a pas été retenue. Elle a été jugée trop chère. Mais nous ne savons pas qui exploitera ces lignes dès le prochain changement d’horaire. Les conducteurs des CJ ne savent ni ce que vont devenir leurs emplois, ni à quel salaire ils pourront prétendre, ni quel sera leur taux d’occupation. Bénéficieront-ils d’une Convention collective de travail ? Les usages régionaux de la branche seront-ils respectés ? Les incertitudes sont nombreuses et le per-sonnel concerné a de quoi être inquiet », fulmine Jean-Pierre Etique, secrétaire syndical SEV en charge des CJ.
La mise au concours des lignes de bus dans le Jura avait laissé craindre une politique de sous-enchère et de concurrence effrénée notamment grâce à la sous-traitance. « Nous avons critiqué cette mise au concours dès le début. Nous aimerions nous être trompés. Hélas, pour l’instant, rien ne nous signale que nous avions tort », poursuit Jean-Pierre Etique.
Le SEV exige des garanties de la part de CarPostal quant au maintien des emplois, des salaires et des taux d’engagement actuels. Gagnante de l’appel d’offres, elle doit tenir ses engagements. « Le personnel ne mérite pas ce traitement alors qu’il accomplit chaque jour un travail admirable pratiquement 300 jours par an, avec des horaires très irréguliers, en commençant très tôt le matin et finissant très tard le soir, en semaine et week-end. Nous exigeons aussi de pouvoir accompagner nos membres lors des futurs entretiens d’embauche chez le sous-traitant retenu», conclut Jean-Pierre Etique.
 

Ecrire un commentaire