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La Commission des finances du Conseil national a clairement dit « oui »

L’assainissement de la caisse de pension CFF est en bonne voie

Il ne manque désormais plus que la décision du plénum du Conseil national lors de la session de printemps. Sa commission des finances a soutenu clairement le concept d’assainissement.

Certes quelques membres de la commission des finances ne voulaient pas entrer en matière, mais leur proposition de rejeter la demande a été refusée par 14 voix contre 7.

Prestations du personnel reconnues

Pour la majorité de la commission, le montant de 1,148 milliard de francs est nécessaire, puisque la caisse de pension ne peut s’assainir seule et que la Confédération, en tant que propriétaire, porte une certaine responsabilité. Un argument essentiel est que les collaborateurs et les CFF contribuent à cet assainissement pour la plus grande part. La commission a décidé de proposer un « oui » au Conseil national, par 16 voix contre 2 et 6 abstentions.

Le SEV se montre satisfait que le processus soit en bonne voie mais fait cependant remarquer que bien plus d’argent serait nécessaire pour un refinancement correct comprenant une réserve de fluctuation d’environ 15 %, ce qui est également l’avis de l’Office fédéral des assurances sociales.

Le SEV est surpris qu’un tiers des membres de la commission n’ait pas accepté. « Il devrait être clair pour les politiciens de l’opposition que le traitement de la caisse de pension CFF est inégal par rapport aux autres institutions de prévoyance issues de la caisse de pensions de la Confédération », commente Giorgio Tuti, président SEV. Et d’ajouter : « Il serait faux de penser que le personnel des CFF pourrait contribuer encore plus à l’assainissement de la caisse de pensions. »

En effet les actifs et les pensionnés paient leur part depuis des années par des cotisations, des diminutions de rentes et une augmentation de la durée du travail, et l’entreprise a elle aussi déjà versé à plusieurs reprises de grosses sommes.

Le SEV est persuadé que ces arguments seront entendus lors des discussions en plénum qui auront probablement lieu lors de la session de printemps.

« Nous continuons à chercher des contacts avec des membres influents des deux Chambres afin d’exposer notre position et de tenter de les convaincre », souligne Giorgio Tuti.

pmo/Hes

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