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120 employé-e-s des TPG envoient un premier signal à la direction

L'accord de grève doit être respecté

Le Front syndical des TPG, composé du SEV, d’ASIP et transfair a manifesté son mécontentement ce jeudi 25 juin lors d’un rassemblement auquel ont participé 120 employé-e-s.

Quelque 120 employé-e-s se sont rassemblé-e-s devant le Bachet le 25 juin dernier. Un premier signal envoyé à la direction des TPG.

Le Front syndical demande le respect de l’accord signé avec les TPG après la grève du  19 novembre dernier. Au lieu des améliorations des horaires des conducteurs et des  conductrices, le SEV, ASIP et transfair constatent une baisse des effectifs et une hausse de l’absentéisme.

A ce jour, l’entreprise est en sous-effectif de presque 17 postes équivalents plein-temps (-16.95) à l’exploitation. Il s’agit là d’un non-respect criant de l’accord du 4 décembre. Plus grave, le sous-effectif est en hausse. En février, il manquait 11,58 postes. Ces deux chiffres sont à mettre en perspective avec l’absentéisme qui en découle : 7% en février, 8% en avril. Les absences pèsent sur ceux qui sont disponibles car ils sont sollicités pour des remplacements, ce surcroit de travail les amène au même état d’épuisement que ceux qu’ils remplacent. Le coût est trop amer. Pour rappel, le manque de personnel au sein des conducteurs et des conductrices est un des points déclencheurs du mouvement de grève de l’an dernier. La CRCT avait en effet constaté que le respect des définitions de roulement nécessiterait 124 postes supplémentaires.

La direction veut-elle jouer avec le feu concernant le maintien des effectifs ? On ne peut pas s’amuser à retarder les embauches. La direction a-t-elle bien saisi le degré d’exaspération et de colère qui couve à l’exploitation ? A-t-elle bien saisi les impacts que cette politique a sur la santé de ses collaborateurs? Faut-il que se produisent les premiers accidents ? Car si chaque jour les conducteurs évitent des catastrophes, la fatigue viendra bientôt à bout des plus attentifs. La direction doit être à la hauteur de ses engagements. Président de la section SEV-TPG, Vincent Leggiero a fustigé l’attitude de la direction qui ferme les yeux sur l’absentéisme : « L’absentéisme n’est pas dû au hasard. Ces dernières années, l’offre a doublé alors que les effectifs n’ont augmenté que de 30%. » Christian Abbas, d’A.S.I.P a rappelé que « le temps partiel préconisé par la direction pour soulager les collègues n’est pas la solution ». Celle-ci doit venir d’une amélioration des horaires et des temps de battements aux terminus : « Nous passons notre journée au volant car les temps de battement aux terminus sont insuffisants. On est dejà en retard aux terminus quand on repart », témoigne Alain Perroud, de transfair.

En l’état actuel, les négociations sont au point mort. Le Front syndical refuse de négocier un service minimum tant que les négociations des trois autres points n’iront pas plus vite. Et surtout, la direction ne se souvient plus que l’entreprise doit participer au fonds de solidarité pour les retraités.

Le Front syndical demande le respect de l’accord signé et l’engagement rapide de personnel.

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